Édition : Été 2026

Nécrologie

Dr John R. Doucet (1952-2026)


C’est le cœur lourd que la famille du Dr John Doucet (affectueusement surnommé « Johnnie », « Dr John », « Oncle John », « Papa » et « Grand-papa ») a annoncé son décès le 24 mai 2026, à l’Hôpital régional Dr Everett Chalmers, à l’issue d’une longue maladie. John était le deuxième enfant de Lionel et de Patricia (Brennan) Doucet, de Bathurst, au Nouveau-Brunswick.

John laisse dans le deuil son épouse fidèle et toujours aimante, Maribeth MacNutt, ses fils, Paul (Ruth) et Adrien, et sa fille, Margot (Simon). Il sera toujours aimé de ses précieux petits-enfants : Louisa, Nell, Fiona et Albert. Lui survivent également ses sœurs, Beverly Palmer (Dan), Karen Stubbert (Sheldon) et Paula; ses frères, Bernie (Adeline) et Alan (Cindy), ainsi que de nombreux cousins, neveux et nièces. Il manquera beaucoup à ses beaux-parents, Mary Lou (Mike) et John Emery (Peggy).

John a été précédé dans la tombe par ses parents, son frère Calvin (Bonnie), très proche de lui en âge, et sa première épouse Pauline Emery.

John a grandi dans une petite maison de Bathurst, au Nouveau-Brunswick, avec ses six frères et sœurs. Très tôt, il s’est intéressé à la musique, à la mécanique et au scoutisme. C’était un passionné de ski et de natation. Après avoir décroché un baccalauréat ès sciences de l’Université St. Francis Xavier, John a déménagé à St. John’s pour y faire des études de médecine à l’Université Memorial de Terre-Neuve, où il a gagné l’affection de Pauline et de ses compagnons félins et commencé à s’enraciner.

Il a travaillé comme médecin de famille pendant dix ans, soutenant de nombreuses familles à son cabinet et aidant d’innombrables personnes aux urgences. Il a ensuite décidé de poursuivre ses études pour se spécialiser en psychiatrie, discipline qui le passionnait profondément et qu’il exercerait pendant 25 ans. John était connu pour sa gentillesse, sa patience et sa compassion.

Après 30 ans passés à se faire d’innombrables amis et à élever leurs trois enfants à St. John’s, John et Pauline sont revenus s’établir au Nouveau-Brunswick. Le travail de John à Fredericton auprès d’anciens combattants et de premiers intervenants a touché de nombreuses vies, et une nouvelle communauté de patients, de collègues et d’amis a appris à connaître ses manières aimables. John s’est fait de nombreux amis très chers dans la région de la capitale, et leur soutien a été déterminant pour l’aider à surmonter le décès inattendu de Pauline, en 2010.

Au cours des onze dernières années, John a retrouvé l’amour avec Maribeth (Mo). Entourés de leurs animaux de compagnie, de voisins aimants et de beauté naturelle, ils coulaient des jours paisibles dans leur maison aux jardins ensoleillés. Ensemble, ils ont dit au revoir à Reese, un chien bien spécial, et accueilli Ruby. Les vendredis soirs étaient consacrés à la musique et à d’incroyables repas – souvent avec leur précieuse amie Liz. Leurs décorations d’Halloween n’avaient pas leur pareille, et tous les enfants s’en donnaient à cœur joie, chaque année, ce soir-là, en particulier les grands enfants John et Mo. 

John aimait le plein air, la natation, la lecture, les bonnes blagues, et garder son dessert pour le déjeuner. Il adorait les gens, et ceux-ci l’aimaient aussi énormément. John croyait vraiment que nous sommes sur cette terre pour aider les autres, et c’est exactement ce qu’il a fait, tant sur le plan professionnel que personnel. Il manquera à beaucoup de gens.

Repose en paix, cher frère, médecin, père, grand-père, partenaire et ami.

Dre Marilyn Trenholme Counsell (1933-2026)


C’est avec une grande tristesse que la famille de Marilyn Trenholme Counsell a annoncé son décès, le 17 juin 2026, à Sackville, au Nouveau-Brunswick.

La vie de Marilyn fut longue, épanouissante et profondément significative. Elle était extrêmement reconnaissante envers chaque personne dont l’amitié et le soutien signifiaient plus pour elle que les mots ne peuvent décrire. Sa foi était le fondement de sa force. Elle aimait accueillir sa famille et ses amis chez elle et à son chalet avec des tartes, des petits pains faits maison et surtout des plats de Noël. Elle appréciait aussi beaucoup, jusqu’à ses derniers jours, les airs de violon des Maritimes, surtout Ivan et Vivian Hicks et les Sussex Avenue Fiddlers.

Marilyn a été précédée dans la tombe par ses parents, Harry et Mildred Trenholme, un ami très cher, le professeur Peter Bishop, et son mari, Kenneth Counsell, journaliste et juge de la citoyenneté.

Marilyn laisse dans le deuil son fils bien-aimé, Giles, son épouse dévouée, Ashley, ses précieux petits-fils Benjamin Kenneth et Nicholas Giles, ainsi que sa fille bien-aimée, Lorna Joy. Elle laisse également son frère Harry Trenholme et son épouse Charlotte, ainsi que leurs filles Darlene, Joanne, Heather et Krista et leur famille, et de nombreux autres cousins, nièces et neveux.

Marilyn aimait l’école, surtout celle de Baie Verte, qui n’avait que deux salles de classe, et la Port Elgin Memorial School. Elle a étudié à l’Université Mount Allison (B.Sc., 1954), à l’Université Cornell (biologie, 1963) et à l’Université de Toronto (M.A. 1960, M.D. 1967), où elle a obtenu son diplôme avec grande distinction. En 1955, elle est devenue diététiste à l’Hôpital Royal Victoria de Montréal. Elle a fait sa formation médicale au Toronto General Hospital, où elle a ensuite exercé et a été associée à la faculté de médecine de l’Université de Toronto (1968-1977).

En 1977, elle a déménagé avec sa famille à Sackville, au Nouveau-Brunswick, où elle a été médecin de famille à Sackville et Port Elgin, ainsi qu’à l’hôpital Sackville Memorial (1977-1994). Son cabinet accueillait notamment des étudiants de l’Université Mount Allison, et elle était connue comme la « médecin qui fait des visites à domicile »!

Avant de s’orienter vers la médecine, Marilyn a travaillé comme nutritionniste auprès des gouvernements du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario. En 1987, elle a répondu à l’appel de la fonction publique avant d’emprunter, pour reprendre ses propres mots « de nombreuses portes ouvertes sur les routes les moins fréquentées ». Élue première députée de sexe féminin de la circonscription de Tantramar en 1987 et réélue en 1991 et 1995, elle s’est jointe au gouvernement McKenna à titre de ministre d’État à la Famille, puis de ministre d’État à la Famille et aux Services communautaires (1994-1997). En 1997, elle a été nommée lieutenante-gouverneure du Nouveau-Brunswick par le premier ministre Jean Chrétien (1997-2003) et nommée au Sénat du Canada (2003-2008). Elle a donné des conférences sur le leadership politique au Canada à l’Université Mount Allison (2009-2013).

À titre de lieutenante-gouverneure, Marilyn a rouvert la Résidence du gouverneur, à Fredericton, sous le nom de « maison du peuple », y accueillant chaque année des milliers de visiteurs, dont des enfants et leur famille, pour des soirées de sundae à la crème glacée. Elle incitait ses concitoyens à aider chaque enfant à réaliser son plein potentiel, et a offert des heures du conte de la lieutenante-gouverneure dans tout le Nouveau-Brunswick. Avec IODE, elle a élargi Born to Read/Goût de lire à l’ensemble de la province. Une galerie pour enfants tapissait les murs à l’extérieur de son bureau, et Marilyn faisait revivre de vieilles traditions de Noël à la Résidence du gouverneur. Le nouveau siècle y a d’ailleurs été accueilli, le 31 décembre 1999 au soir, avec un grand bal, des danses autochtones et des airs de violon des maritimes.

Marilyn était engagée auprès de différents organismes communautaires, beaucoup trop nombreux pour être énumérés. Au cours des dernières années, elle est demeurée dévouée à la Literacy Coalition of New Brunswick, à Atlantic Ballet Moncton, à l’Institut Vanier de la famille et à l’Early Literacy Friends (ELF). En 1987, à titre de députée provinciale, elle a fondé la Sackville Food Bank et un programme de loisirs spécial pour les jeunes en difficulté.

Marilyn a reçu de nombreux honneurs, dont l’Alpha Omega Alpha Honourary Medical Society de l’Université de Toronto, des diplômes honorifiques de l’Université de Moncton, de l’Université Mount Allison et de l’Université du Nouveau-Brunswick, le titre d’officière de l’Ordre du Canada, l’Ordre du Nouveau-Brunswick, le Prix commémoratif Grace Annie Lockhart de l’Université Mount Allison, le Prix Sir Charles Tupper de l’AMC pour l’action politique au Canada, le Prix William Roberts pour l’action politique au Nouveau-Brunswick, le Prix du Championnat d’éducation publique (The Learning Partnership), le Women of Distinction Award du YWCA et d’Hadassah WIZO, le Prix Peter Gzowski et le titre de Membre à vie de la SMNB, de la NBTA, de l’IODE, de l’OES et de la New Brunswick School of Craft and Design. Elle a été boursière Paul Harris, de l’Ordre de la Dame de Grâce de Saint-Jean de Jérusalem, récipiendaire du Founders Award de Ballet Atlantique Canada et de la Médaille du jubilé de platine de la Reine Elizabeth II. Au cours de l’Année internationale de la famille et en reconnaissance de son travail à titre de ministre de la Famille, elle a accepté un prix des Nations Unies au nom de la province du Nouveau-Brunswick.

Plus tard dans la vie, Marilyn a profité pleinement de sa maison et son chalet, des visites de ses petits-fils, de sa famille et de ses amis, des livres dans lesquels elle se plongeait et des discussions sur l’actualité et les temps changeants. Elle n’a jamais cessé de croire en la démocratie et a suivi les traces de ses parents au service de la communauté. Elle était inspirée par Mère Teresa : « Nous ne pouvons pas faire de grandes choses, seulement de petites choses, avec un grand amour ».

Dre Ann Harvey (1958-2026)


C’est avec une profonde tristesse que la famille de la Dre Ann Harvey a annoncé son décès à l’Hôpital régional Dr Everett Chalmers, le vendredi 24 avril 2026. Née à St. Stephen (N.-B.), elle était la fille de Florice (née Richardson) et de feu Richard Harvey.

Diplômée de l’école secondaire de Fredericton en 1975 et de l’UNB (chimie organique) en 1979, Ann avait reçu une prestigieuse bourse complète du CRSNG et a poursuivi ses études en médecine à l’Université de la Colombie-Britannique.

Ann laisse dans le deuil sa mère, Flos (Eden Retirement Home) et son conjoint aimant et mari depuis 15 ans, Dino Kubik; ses beaux-enfants, la Dre Erika (Marc) de Fredericton, Andrew (Nichol) de Leduc et ses beaux-petits-enfants, Dominic, Miley et Connor.

Survivent aussi à Ann son frère, John (Maria), son neveu Matthew (Katie), sa petite-nièce, Mila, et sa nièce Shannon, de Fredericton, qu’elle aimait beaucoup, ainsi que sa belle-sœur Roberta de Revelstoke/Whistler/Sook/Smithers/Sunshine Village, de qui elle était très proche, son beau-frère Andy (Danielle) et leurs 14 merveilleux enfants et petits-enfants à Halifax. On ne saurait omettre de mentionner les oncles préférés d’Ann, Floyd Richardson (Deer Island) et Raymond MacNeil (Toronto); la faction O’Neill élargie (Cap-Breton et Halifax), les cousins Richardson de Fredericton, dont Meaghan, cousine toute spéciale, et l’ami pour la vie Chris Kular (Toronto).

Le père d’Ann, Richard, a transmis à Ann une passion pour l’éducation, l’apprentissage et la lecture qu’elle conserverait toute sa vie. Sa mère Flos lui a inculqué des compétences dans les domaines de l’accueil, de la couture (coudre ses propres vêtements tandis qu’elle étudiait en médecine), de la cuisine et du jardinage. L’amour, le respect et l’admiration d’Ann pour ses parents étaient évidents pour tous ceux qui la connaissaient.

La Dre Harvey était connue pour être une médecin de famille douée et compatissante très aimée de ses patients, en Colombie-Britannique comme au Nouveau-Brunswick. Ann a commencé sa pratique médicale au centre-ville de Vancouver, travaillant à la fois au Vancouver General et à St.  Paul’s sur Burrard. St. Paul’s a d’ailleurs fait grande impression à la jeune Dre Harvey, étant alors l’un des principaux hôpitaux canadiens de lutte contre le sida, pionnier des premiers modèles de soins cliniques et de soins de fin de vie compatissants. La Dre Ann a aidé à mettre au monde des dizaines de bébés et était connue pour honorer la pratique séculaire des visites à domicile chez les personnes âgées, parfois même spontanément, lorsqu’elle passait devant le domicile d’un patient.

Vers la fin des années 1990, Ann est rentrée à Fredericton pour exercer comme suppléante auprès de ses collègues qui avaient besoin de temps en famille ou se remettaient d’une maladie. Elle serait plus tard l’une des premières médecins de famille à participer au programme d’hospitalistes de l’HDEC. Lorsque l’épidémie de Covid a frappé, Ann s’est portée volontaire pour travailler à temps plein avec l’équipe d’hospitalistes dévoués de l’HDEC. Les exigences des premiers jours de la pandémie seraient pour elle l’occasion de forger des amitiés avec d’autres médecins hospitalistes, dont le regretté Dr Mike Hayter et feu la Dre Eilish Cleary, qu’Ann appréciait beaucoup.

La passion d’Ann pour la voile, le ski, le canot en eau vive, le kayak de mer et la randonnée l’a amenée à nouer des amitiés profondes et durables à Whistler, Mactaquac, Fredericton, Campobello et Lubec, dans le Maine. Ann et Dino ont partagé de nombreuses aventures, dont une traversée dans un brouillard à couper au couteau – sortie au cours de laquelle Dino aurait volontiers rebroussé chemin quinze minutes seulement après leur départ de Campobello. La confiance d’Ann dans son bien-aimé Danish Pilothouse de 28 pi, le Reliance, leur a permis d’arriver sains et saufs au port de Saint John, à 40 milles de là. L’aventure a notamment impliqué une discussion VHF de passerelle à passerelle avec le traversier de Grand Manan pour coordonner « l’action pour éviter une collision » et s’est terminée par un transit aux chutes Reversing huit heures plus tard au crépuscule.

On se souviendra aussi d’Ann comme d’une hôte merveilleuse au chalet familial de Campobello – terre cultivée par ses ancêtres irlandais dès 1837 – et à sa maison de la rue George. La maison de la rue George avait été achetée pour offrir un endroit suffisamment spacieux pour accueillir ses parents plus tard dans leur vie. Elle deviendrait le foyer de la mère d’Ann, ainsi que de la mère de Dino, Anna, pendant les années de Covid. Ann et Dino se sont rencontrés trop tard dans la vie pour avoir des enfants, mais ils se sont rencontrés juste à temps pour pouvoir encore profiter de la présence de leurs mères.

Dr James Noonan (1936-2026)


James S. Noonan, âgé de 90 ans, est décédé paisiblement à SerenaCare, à Moncton, le mercredi 12 août 2026. Né à Summerside, à l’Île-du-Prince-Édouard, le 10 mars 1936, il était le fils de William Henry Noonan, KC et d’Ada Catherine « Tiny » (Sullivan) Noonan.

Il manquera profondément à sa fille Jill Noonan (David) et à son petit-fils Matthew Noonan de Moncton; à son frère Arthur (Leslie), ses sœurs Geraldine Grant et Marjorie Lecky (George), tous de Summerside (Î.-P.-É.); à ses belles-sœurs Lois Noonan, elles aussi de Summerside et à de nombreux neveux et nièces.

Sa femme Barbara, ses parents, ses frères John et Gregory et ses sœurs Shirley Keil et Pauline MacPhee l’ont précédé dans la tombe.

Jim a fréquenté la Summerside High School et, plus tard, l’Université Saint Dunstan (UPEI), où il a obtenu un baccalauréat ès sciences (cum laude) en 1957. Il a fait ses études en médecine à l’Université Dalhousie et y a décroché son diplôme de MDCM en 1962.

Jim a commencé sa carrière en tant que médecin de famille à Port Elgin (N.-B.), avant de se joindre au personnel de l’Hôpital de Moncton en 1964. De 1967 à 1971, il a été résident en imagerie diagnostique à l’Hôpital Royal Victoria de Montréal. Le Dr Noonan a ensuite intégré le service d’imagerie diagnostique de l’Hôpital de Moncton, où il a été chef de service pendant une décennie et président du personnel médical.

Le Dr Noonan a participé à la mise sur pied de la première salle d’angiographie spécialisée dans la région, qui ouvrirait la voie aux salles interventionnelles modernes, et a été le premier radiologiste à effectuer une angiographie à l’hôpital. En 2006, l’hôpital a inauguré la salle de conférence James S. Noonan en l’honneur de ses nombreuses années de service exceptionnel.

Les contributions du Dr Noonan à la profession médicale et à sa communauté vont bien au-delà de son propre domaine de spécialisation. En plus d’avoir été membre du comité exécutif de la Société médicale du Nouveau-Brunswick pendant cinq ans, il a aussi été actif sur le plan politique, tant à l’échelle provinciale que fédérale.

Le Dr Noonan et son épouse Barbara ont fait de merveilleux voyages d’un bout à l’autre de l’Amérique du Nord, en Europe et au-delà. Ils appréciaient particulièrement leurs voyages à New York avant Noël. Ce que Jim aimait par-dessus tout, c’était de passer du temps à leur chalet de Shediac et de nager dans l’océan.

La famille du Dr Noonan tient à exprimer sa profonde reconnaissance pour les soins et le soutien exceptionnels que lui et toute la famille ont reçus du personnel du foyer de soins spéciaux SerenaCare. Ils tiennent également à remercier Peter Lightfoot et Bill Allanach pour leur immense soutien et leur gentillesse.